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il y a 5 mois

Gucci Mane est mort, vive Gucci Mane !

20 septembre 2016. « Straight outta the feds » scandait sûrement un certain Radric Davis, plus qu’heureux. À juste titre, ici s’achevait sa liberté conditionnelle qui courrait depuis mai 2016. Après trois ans de prison fédérale, exit bracelet et assignation à résidence, l’ex-prisonnier 65556-019 est désormais complètement libre. Libre, matériellement. Libre, financièrement. Libre, physiquement et spirituellement. Oui. Celui que l’on nomme Gucci Mane entame son quatrième mois sans barreaux. Sans drogues ni alcool, il n’est plus le même, c’est une résurrection. Il est revenu changé à tel point que les réseaux sociaux ont vu en ce Guwop 2.0, un clone envoyé par le FBI. Désormais, le rappeur donne dans la « healthy food », le « workout » et l’auto-développement à la Tony Robbins. Chelou… D’autant plus que depuis ce revirement total, sa notoriété a gonflé comme ses ventes. Alors, peut-on réellement se fier à ce nouveau « Gucci » ? Est-ce une manœuvre hypocrite pour rester dans le coup ? Analyse du phénomène

« La prison ? Demain j’arrête »

Prononciation provinciale, patois rustique, sorbet tatoué sur la pommette droite, embonpoint de pacha et déboires judiciaires interminables. Deux mots : « Gucci Mane ». Individu marginalisé, subversif. Plus connu pour ses allers et venues en prison que pour sa musique, jusqu’à peu, le personnage provoquait plus l’hilarité que le respect pour le grand public. L’air parfois niais, mais dangereux car armé, longtemps le rappeur fut tristement célèbre. Arrêté pour possession de cocaïne en avril 2001, condamné à 90 jours de prison. Attaqué chez lui en 2005, Radric réplique en tuant un des assaillants, se rend à la police le 19 mai 2005 et finit acquitté pour légitime défense. La même année, il canarde un night-club. Condamné à 600 heures de services à la communauté et à six mois de prison, Gucc’ n’en effectuera que 25, écopant ainsi d’un an de prison. En novembre 2009, le justiciable est condamné, une nouvelle fois, pour violation de sa période de probation. Enfin, en septembre 2013, Big Guwop est arrêté pour possession illégale d’arme, condamné à 3 ans et 3 mois. Cette dernière incarcération changera sa vie. Mais pour le comprendre, il faut revenir un peu en arrière.

 

Mar. 27, 2013 Atlanta: Fulton County Sheriff deputy T. Reynolds (left) looks on as defendant Radric Davis (right) listens. Rapper Gucci Mane was denied bond Wednesday at his first court appearance after his arrest for allegedly assaulting a soldier earlier this month at an Atlanta nightclub. His next court date is April 10. The musician, whose real name is Radric Davis, was booked into the Fulton County Jail Tuesday, charged with aggravated assault with a weapon, according to online jail records. Fulton County sheriff’s spokeswoman Tracy Flanagan said Davis turned himself in at the jail about 11:30 p.m. Tuesday, and will face a magistrate for a first appearance at 11 a.m. Wednesday. Channel 2 Action News reported last week that Atlanta police had issued a warrant for the rapper following the March 16 incident at the Harlem Nights club on Courtland Street. The alleged victim told Channel 2 that Davis hit him in the head with a champagne bottle after he asked to take a photo with the rapper. “I’m in the military. I wanted to get a picture with Gucci Mane, is it okay?” the soldier said he asked a security guard. “I was speaking to the security guard, and Gucci Mane hit me in the head with a bottle,” the solder told Channel 2. The soldier told the station that he went to Grady Memorial Hospital by ambulance, and his injury required 10 stitches. JOHN SPINK / JSPINK@AJC.COM

Comment se débrouillait-il pour atterrir en prison aussi fréquemment ? On pourrait croire que le rappeur aimait mener le train de vie glorifié dans ses titres, sorte de « Thug Life » post-Tupac… Se plaisant dans cette attitude de « hustler », tueur et business man. C’est faux. En partie. Car quoi qu’on en dise et peu importe sa représentation dans le film Spring Breakers, lui-même ne se considère pas comme le gangster sans scrupules qu’il prétend être dans ses titres. Guwop déclarait même avoir regretté la mort de son assaillant de 2005, Pookie Loc, un proche de Young Jeezy avec qui il était en beef à cette époque. Pourquoi faut-il que des policiers soient sur son chemin, chaque fois qu’il s’apprête à commettre une petite infraction ? Pour répondre à la question, certains évoquent la déficience mentale. C’est la réponse que donne son avocat pour justifier le non-respect de ses périodes de probation par exemple. « CQFD »… Le tatouage en forme de sorbet sur la joue, son « ignorant trap » : ce rap barbare, simpliste, qui associe argot et interjections (« Purr ») à des basses sourdes et tonitruantes. Besoin d’un exemple ? Le tube « Lemonade » en est la parfaite illustration. « Lemoooo ».

 

« Je lean pour noyer ma peine, comme si j’étais Gucci Mane »

Pourtant. Peut-on être mentalement déficient et peser 800 000 dollars comme lui ? Peut-on être mentalement déficient et révéler les artistes talentueux que sont Young Thug, Mike Will Made It, Waka Flocka, Zaytoven, Metro Boomin, ou encore Future ? Difficile d’y croire. Lui-même n’y croit pas : « J’ai toujours été super intelligent » déclare-t-il sans pression, au journaliste de The Fader. Loin d’être un « débile mentale », Radric devient plutôt victime d’un phénomène sérieux, qui tend à être banalisé, normalisé, car relativement à la mode dans le rap. L’addiction aux drogues. « Rétrospectivement, j’ai compris de quoi il s’agissait, j’étais un drogué. » LaFlare va d’ailleurs plus loin, avouant au NY Times ne pas avoir été sobre depuis ses 17 ans. « J’avais l’impression que je ne pouvais pas faire de musique sobre, je ne pouvais pas savourer mon argent sobre. Pourquoi irais-je en boîte si je ne pouvais pas fumer ou boire ? J’avais l’impression que le sexe ne pouvait pas être bon sobre. J’associais tout à la défonce. » 16 années lui seront nécessaires pour s’en rendre compte… Et trois ans de prison à sécurité maximale ainsi qu’un programme de réhabilitation pour sortir de cette spirale infernale.

 

 

Trois ans, dont les onze mois premiers mois sont destinés à son sevrage. Son corps doit apprendre à ne plus réclamer sa dose. Dur… Dans cette traversée du désert, la douleur est quotidienne. Effectivement. Après avoir absorbé autant de toxines, son organisme en demande . « Ton corps réclame de la lean, tellement fort. L’estomac déchiré, impossible de penser normalement. J’étais juste en colère contre le monde. Tellement de mauvaise humeur, tellement violent, tellement agressif. » Rajoutez à cela l’environnement hostile qu’incarne la prison, une jungle où la mort est omniprésente. « C’était une prison de sécurité maximale. Et des gens mourraient toutes les semaines. Il y a eu beaucoup de morts. Beaucoup de violences. » Mais Radric Davis, s’accroche. Salement même. Un an plus tard, les premiers effets se font sentir. Une lettre à ses fans qu’il écrit en 2014 l’atteste. Il y déclare être physiquement incarcéré mais mentalement et spirituellement libre :

 


« Je sais qu’en restant sobre, en priant, en jeûnant pour être le père et l’homme que je suis destiné être, j’aurai un impact sur ma famille et sur l’univers entier, pour le meilleur. »


 

Après le sevrage, il faut s’assainir : le corps et l’esprit toujours. Et Gucci s’établit une routine quotidienne marquée par la prière et la lecture. Celle de la Bible mais également celle d’ouvrages sur le développement personnel tels Pouvoir illimité de Tony Robbins, ou Les sept lois spirituelles du succès de Deepak Chopra. Il fait également du sport, prend soin de sa santé, perd du poids, et fait pousser des muscles « énormes et secs ». Actif physiquement et spirituellement donc, mais aussi musicalement. Naturellement, l’artiste trouve nécessaire de continuer à écrire chaque jour, et de se tenir au courant de l’actualité hip-hop. Pour ce faire, il use et abuse du service de musique de la prison, s’ambiance sur du Kodak Black, 21 Savage, Lil Uzi Vert… Mais ce n’est pas tout. Il faut rester dans le coup, briller même dans l’ombre. D’où l’instruction donnée à Sean Paine, son bras droit, de lâcher mixtapes sur mixtapes avec du « matériel brut ». Des sons enregistrés avant sa condamnation non mixés. Sean s’occupe de la confection des mixtapes, une vingtaine au total, qui seront lâchées sur trois ans… et rapporteront un million de dollars de recettes au label du prisonnier. Ce dernier se conduit sagement pendant ce temps, ce qui lui permet d’éviter les embrouilles et de sortir le 26 mai 2016, radieux.

« À l’ombre du show-business, le soleil s’est levé. »

 

Astucieuse, cette stratégie consistant à maintenir son emprise sur le game malgré son absence. Car ces « Free Gucci Mane » mixtapes assurent une permanence au emcee, une présence musicale. Néanmoins, cette présence musicale souligne, paradoxalement, l’absence physique du rappeur. Les fans continuent à écouter du Guwop, mais veulent voir Guwop. Sur Snap, sur Instagram, en live… Ils veulent interagir avec le Trap God, se languissent de son retour. Son absence génère donc une attente. Croissante, à mesure que les mixtapes s’enchaînent. Sans forcément le chercher, Gucci fait de plus en plus parler de lui sur les réseaux sociaux. Les hashtags : #FreeGucciMane et #FreeGuwop s’y propagent, marque de soutien et de loyauté envers le prisonnier. Les clins d’œil sur le « real 6 God » (en référence à Drake) nombreux, amusent, et participent à ce battage médiatique. Quant à ses partisans, les comparses et rappeurs protégés du trappeur, ils alimentent le mouvement de soutien et nourrissent eux aussi cette attente. En relayant les hashtags, en mentionnant La Flare dans leurs interviews et en expliquant les bienfaits qu’il a prodigué à leur carrière (Migos pour Vlad TV en décembre 2015), en lui consacrant des titres (« Free Gucci » de Metro Thuggin par exemple), les artistes contribuent à une forme de mythification de Gucci Mane. Le mythe du hustler, parti de rien qui a su s’élever et élever son entourage par sa seule force de caractère. Père d’une frange marginalisée du hip-hop car en inadéquation avec les codes habituels. Young Thug, Peewee Longway, Migos, ILoveMakonnen, mais également les fans, voient en lui un big homie : un mentor, manqué de tous. Le tweet « Gucci Manedela » publié lors de sa sortie de prison, résumera clairement la situation.

 

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Et s’il bénéficie de cette image aujourd’hui sans l’avoir véritablement cherché, elle résulte néanmoins d’une carrière de choix audacieux voire excentriques. La signature de Young Thug est, à ce titre, anecdotique. En effet, Gucci n’avait jamais entendu rapper Thugga avant de le signer. Il ne le connaissait même pas un jour avant. Cependant. Alors que Peewee Longway, ami de longue date rencontré dans les rues d’Atlanta, le lui amène, il accepte de s’occuper de lui et lui offre un sac de 25 000 dollars. Pourquoi ? « Je n’avais même pas entendu un seul de ses sons. J’accorde tellement de l’importance à l’avis de Peewee. » Big Guwop accorde une valeur incommensurable à ses compagnons, ici Peewee, qui dépasse l’intérêt professionnel et financier. Pour le directeur d’un label, étonnant de prendre des décisions sur un coup de tête comme celui-ci. Mais il s’est avéré fortement lucratif. Coup de chance ou calcul instinctif ? Un peu des deux. En offrant sa confiance à Thugga, il l’a motivé à travailler dur pour mériter la reconnaissance de son nouveau boss. Du coup, Young Thug ne quitte plus le studio, enchaîne tracks sur tracks, charbonne dur. Et pond des sons de l’acabit de « Picacho » ou « Danny Glover ».

 

Gucci Mane, Mike Will Made It, Young Thug

 

Par ailleurs, cela montre que le boss du label 1017 BrickSquad Entertainement est capable d’établir rapidement une proximité avec ses collaborateurs, ne s’embarrassant pas de manières superflues. Pas besoin de mise à l’essai avec Thugger, il va droit au but. Mais quel but ? Celui d’offrir les meilleures conditions de travail à son protégé, de manière à produire au mieux. Car Gucc’ est animé par ce désir de guider les jeunes artistes, et de faire face aux grandes maisons de disque. À titre comparatif, Booba, diffuse lui aussi cette image. Notamment par la création de OKLM, son slogan, ses critiques récurrentes envers Skyrock et les majors. Qui plus est. Les deux rappeurs entretiennent la même relation de proximité et de tutorat avec les « jeunes pousses ». Gucci Mane et Kodak Black, Migos, Young Thug, et avant eux Nicki Minaj et plein d’autres. Booba et Siboy, Damso, et plus récemment Shay. Pourtant, il s’agit d’une facette de la personnalité de G-Mane longtemps méconnue.

 

Big Guwop home, we all no longer miss you.

 

La force des plus grands artistes réside dans leur capacité à se réinventer, briser les carcans, se transcender. Parvenir à réactualiser à la fois leur image sans toutefois rompre avec leur identité artistique. Et Gucci Mane ? À sa façon, lui aussi en a été capable. Visage affiné, sourire resplendissant, tous les jours sapés comme jamais, sophistiqué, élégant. Le truand rondouillet que beaucoup écoutait ironiquement, semble être devenu pour le grand nombre plus sérieux, plus crédible, plus imposant. Plus fréquentable car plus respectueux aussi. Il le reconnaît lui-même, et s’excuse pour son comportement à l’égard de la rédactrice en chef de XXL Magazine durant l’interview du 3 octobre 2016. « À toi ainsi qu’à tous ceux qui pensent mériter des excuses, je leur demande pardon. Beaucoup de gens qui n’ont rien fait d’autre que m’aider. » Et cette mue a une incidence sur sa carrière professionnelle. Il le sait, et compte bien jouer de l’image nouvelle qu’il s’est construit. En effet. Gucci Mane, le « guide », le « hustler », débrouillard et malin, s’étant départi de son attitude crapuleuse, son côté irrespectueux qui rendait les entités commerciales et les artistes frileux à l’idée de bosser avec lui, attire les collaborateurs car il semble moins incontrôlable. Dès lors, la marque « Gucci Mane » dispose d’un réel cachet. Il n’y a plus qu’à ramasser les chèques.

 

 

Approché par Supreme, par l’intermédiaire de son ami Harmony Korine, réalisateur de Spring Breakers, il est recruté pour un spot publicitaire d’une minute. On y voit le rappeur, encapuchonné, en rouge et blanc, groovant, dans un décor minimaliste, luxueux, immaculé. Sa demeure. Un mois après sa sortie de prison, il invite Kanye West sur « Pussy Print »… qui accepte. Réussir à collaborer avec ‘Ye, compte tenu du calcul précis de ses derniers featurings, dont le fameux « That part », montre que Guwop n’est pas n’importe qui. A la même période vient le titre « Back on the road » avec Drake et l’annonce d’un projet en commun à venir. Des associations avec deux têtes d’affiche avec qui il n’avait jamais travaillé ses dix dernières années. Le changement c’est maintenant. Dans la foulée. Young Thug, Rae Sremmurd en profitent pour retrouver le « big homie » sur une piste. En bref, tous ont compris qu’il faudra, plus que jamais, compter avec « Gucci ». Même le français Kaaris veut son feat !

 

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Et le succès commercial de son album Everybody looking vient confirmer cette réalité. Enregistré en six jours après sa sortie, lâché le 22 juillet 2016, il s’écoule à 68 000 ventes la première semaine d’après Billboard. C’est le premier qu’il glissera à la première place des charts, celui qui lui aura le plus rapporté. Quant au Trap God, toujours aussi prolifique, il charbonne sur son prochain album prévu pour le 17 octobre 2016. Bref. Après des années à inonder le marché par des mixtapes qui individuellement lui ont rapporté de maigres bénéfices (ce qui lui vaut un article du Huffington Post : « Gucci Mane can’t sell albums »), il a profondément changé sa stratégie commerciale et l’explique dans son entrevue pour XXL :  « Ça m’a pris du temps pour comprendre la manière dont les auditeurs consomment de la musique, donc j’essaye de m’adapter aujourd’hui car je veux toujours être à la tête du mouvement. Et je veux juste voir ce que je peux apporter au « game » […] J’ai commencé à écouter d’autres personnes au lieu de prendre mes décisions seulement par moi-même. Si ça ne tenait qu’à moi, je lâcherais trente mixtapes au mois. Mais si tout le monde me parle et me dit : « Peut-être que tu devrais faire ceci, puis peut-être attendre quatre, cinq mois et ensuite faire ça. Ils sont au fait de l’actualité donc je me fie à leur jugement. » La qualité primant désormais sur la quantité, les albums ont remplacés les mixtapes : la réflexion chasse l’instinct . Après avoir débuté sa carrière en passant par la petite porte, Gucci a désormais la clé pour ouvrir la grande porte. La « major key ». Pas étonnant qu’on le retrouve sur le dernier album de DJ Khaled sur « Work for it ». Après tout, Beyoncé nomme son dernier album Lemonade,  7 ans après le titre du rappeur. Ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… Gucci Mane est reconnu par les plus grands et peut dès à présent consommer les fruits d’un dur labeur. Aujourd’hui, il s’impose vraisemblablement en tant que modèle de réussite. Réussite économique, professionnel, artistique et amoureuse enfin, puisqu’il semble vivre une idylle digne des « post bad couple » de Tumblr avec Keyshia Ka’oir.

 

 « J’suis devenu hardcore et avide, vu qu’aujourd’hui c’est l’premier jour du reste de ma vie »

 

Plus qu’une mise à l’écart, l’incarcération de Gucci Mane a été l’occasion pour lui de réfléchir sur lui-même, sa carrière, et de remodeler les deux. Le nouveau Guwop a à peine quelques mois et, comme tout bébé, fait l’objet d’un amour et d’une admiration débordante. La prison aurait-elle été bénéfique pour et lui et pour sa carrière ? Clairement, oui. Saura-t-il tenir la cadence, sa peine désormais purgée ?

 

A

 

D’après le moraliste Pascal : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre ». Radric Davis a réussi à se tenir éloigné de ce qui le détruisait alors qu’il était incarcéré, emprisonné. Il a ensuite réussi à tenir, sous un régime de liberté spécifique, avec l’aide d’un personnel habilité à cette tâche, dans un environnement aménagé en fonction. Aujourd’hui, il a probablement assez d’argent pour arrêter de travailler et vivre paisiblement avec Keshya Ka’oir. Pourtant, il est pressé de goûter à l’aventure qui se présente à lui. Des portes s’ouvrent, et naturellement, il ne rêve que de les défoncer. « J’ai hâte que mon assignation à résidence se termine afin de pouvoir repartir et tournée et commencer à donner des spectacles. Je veux aller partout, être partout, voir tout le monde, et juste briller pour le reste de l’année. J’ai quelque chose de prévu pour tout le monde, très bientôt. » Qu’en sera-t-il alors de ses nouvelles, et belles, résolutions ? Guwop 2.0 est à suivre de très près.

Ecrit par Sony Larson

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