Magazine

Interview

il y a 5 mois

Eugénie : « Aujourd’hui, c’est le choc des cultures qui est intéressant. »

« Je ne sais pas si j’ai un niveau » résume-t-elle en riant « Mais en tout cas, j’ai adoré et je me donnais vraiment à 100% ». A défaut de rendre hommage à une brillante carrière aux aboutissements tragiques, notre rendez-vous au Hoops Factory aura au moins eu le mérite de réveiller les souvenirs d’Eugénie, sur une époque qui ne lui représentait pas encore son avenir. Il faut dire que les choses semblent avoir été assez vite, depuis sa rencontre avec son manager Chad Boccara, ses covers sur Facebook et la sortie de son premier clip « Puis Danse ». Mais sur le parquet, elle joue le jeu.

Photos : @lebougmelo

 

 

eugenie-interview-yard-melo-7

 

 

Arrivée presque timidement, Eugénie a l’art de prendre la pose, de trouver face à l’objectif une assurance et une présence qui laisse transparaitre une toute autre maturité. Celle-ci se révèle une nouvelle fois pendant notre interview. Face aux questions bateaux, elle décrypte, elle élabore : « Mes influences ? Si je regarde généralement tous les artistes que j’écoute, parce que je suis d’une génération plutôt playlist, ils s’inspirent d’autres artistes. Par exemple, pour moi je sais que Mickael Jackson, c’est quelqu’un qui revient souvent. […] Aujourd’hui, c’est très dur de créer quelque chose de nouveau. Donc inévitablement, on fait des mélanges. […] Je pense qu’aujourd’hui, c’est vraiment le choc des cultures qui est intéressant. Pour moi, c’est vers là qu’il faut aller. Parce que faire quelque chose de nouveau c’est un peu utopique. »

Ses premiers pas dans la musique, elle les fait au Conservatoire où elle apprend le violon soutenue par une mère artiste peintre. Mais très vite, elle abandonne et préfère apprendre sans contraintes. Portée par sa curiosité elle découvre alors le piano, la guitare et Garage Band. Sur le programme elle conçoit ses premières compositions et y appose ses textes. D’abord en anglais, puis en français. « Pour moi le français, c’est devenu comme un gage de sincérité, je sens que je suis obligée d’être très précise […] C’est vrai que l’avantage de l’anglais c’est que c’est très mélodieux et qu’on peut composer très très facilement. Et à un moment donné, la difficulté c’était de me mettre au français, parce que ce n’est pas simple. Mais j’y ai trouvé plus de sens. Et j’ai gardé l’anglais, aussi parce que ça fait partie de ma culture musicale. »

 

 

eugenie-interview-yard-melo-5


« Pour moi le français, c’est devenu comme un gage de sincérité. »


 

 

Après ses covers et mash-ups, Eugénie passe à l’étape supérieure, tout en continuant de composer sur son iPhone. « C’est comme ça que j’ai commencé et je continue à faire ça. Sauf que maintenant, j’emmène cette maquette-là en studio. » Pour décrire son processus d’écriture, elle trouve une analogie entre son travail et celui de sa mère. « Je me suis rendu compte que la façon qu’elle avait d’aborder la peinture était la même pour moi lorsque je composais. C’est à dire que parfois, ça peut partir d’un mot autour duquel je vais construire et ça peut être abstrait. Ma mère fait de la peinture abstraite, et elle m’a toujours dit : « Tu peux voir milles significations en une peinture ». Et pour moi la chanson c’est pareil. Les gens peuvent l’interpréter de mille façons différentes. »

 

eugenie-interview-yard-melo-3

 

Avec ce premier album en préparation, Eugénie prend les choses au sérieux, joue le jeu : « C’est vrai que jusqu’ici, on ne s’est pas trop posé la question. Mais plus ça va, plus je fais des shooting, il y a les clips, comment on communique sur les réseaux sociaux. Et c’est vrai que c’est super important. Donc mon image, je la soigne et je pense aussi que pour moi, la mode ça a l’avantage d’exprimer quelque chose, parce que c’est un art encore plus fort lorsqu’il est associé à la musique ». Des efforts d’inventivité récompensés par sa rencontre avec le public : « Pour moi la scène c’est un peu une petite bulle, dans laquelle je suis extrêmement bien. Je suis plutôt à l’aise. C’est vrai que dans la vie de tous les jours, je peux paraître un peu réservée, mais une fois que je suis sur scène… limite je ne suis plus la même. »

 

eugenie-interview-yard-melo-2

Ecrit par Raïda Hamadi

Former Writer - Digital Manager Frank, why did July to us ?

Vous aimerez aussi

Interview

93 Days of Summer : Fanny

En savoir plus
Portrait

Lutēce, rap contemplatif

En savoir plus
Event

« Fête de la Musique et du Basketball » au Hoops Factory

En savoir plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *